Hugo Bouxom · Docteur en psychologie
Hugo Bouxom, psychologue à Paris 10e et en visio
J'accompagne des adultes pour qui quelque chose ne va pas, afin de comprendre ce qui entretient leurs difficultés et trouver d'autres façons d'y faire face.
- Pour
- Adultes, en individuel
- Motifs
- Anxiété, états dépressifs
- Lieu
- Cabinet et visio
- Tarif
- 45 min · 90 €
Ce qui amène à consulter un psychologue
Aucun motif n'est trop petit.
On n'a pas besoin d'attendre d'aller très mal pour venir.
Il n'y a pas de seuil à atteindre, ni de motif à justifier. Ce que vous traversez suffit pour venir en parler.
Les raisons de venir sont très diverses. Une anxiété qui ne lâche plus. Un élan qui s'est retiré, un sommeil que les ruminations grignotent, une fatigue que le repos ne répare plus. Une période qui s'étire sans qu'on sache la nommer. Une éco-anxiété qui s'installe, un épuisement lié à un engagement associatif ou militant, une exposition répétée à des contenus violents, l'impression de vivre selon les attentes des autres.
Certaines personnes savent exactement ce qu'elles veulent travailler. D'autres arrivent avec un malaise sans contour. Les deux suffisent pour commencer.
On met souvent des choses en place pour ne pas sentir ce qui pèse : alcool et autres psychoactifs, écrans, achats, ruée vers le travail. Ces arrangements ont rendu service à un moment. Ils finissent parfois par coûter plus qu'ils ne rapportent.
Certains usages problématiques peuvent être abordés dans le travail. Lorsqu'une addiction nécessite une prise en charge spécialisée ou un suivi médical, je ne l'assure pas seul et je vous oriente.
D'autres situations demandent une prise en charge que je n'assure pas : urgence psychiatrique, trouble alimentaire sévère, ou toute situation qui nécessite un avis médical. Je vous le dis dès le premier entretien, et je vous oriente.
Mon parcours
Ce que j'ai appris à faire, et où.
Quelques mots sur moi
J'ai d'abord été chercheur. Ma thèse de doctorat en psychologie sociale portait sur les mécanismes socio-cognitifs qui orientent nos choix à notre insu. Une partie de mon travail concernait aussi la fiabilité des études publiées, et j'en garde une exigence : utiliser des approches dont l'efficacité est documentée, et expliquer pourquoi on les utilise.
J'ai ensuite passé plusieurs années chez L214, association de protection des animaux. J'y ai vu de près ce que l'engagement apporte de sens et ce qu'il coûte : épuisement, sentiment d'impuissance, confrontation répétée à des images difficiles.
Ce parcours nourrit l'attention que je porte au contexte. Conditions de travail, normes sociales, discriminations, état du monde : tout ça pèse sur la santé mentale, et en tenir compte fait partie du travail clinique. Quelles que soient vos convictions, votre histoire ou votre façon d'aimer, l'accueil est le même, sans jugement et sans avoir à vous expliquer.
Titulaire du titre de psychologue, je me forme en continu et participe régulièrement à des groupes de covision.
- Licence de psychologieUniversité Paris V Descartes
- Master de psychologieUniversité Paris Ouest Nanterre la Défense
- Doctorat en psychologieUniversité Paris Nanterre · recherche expérimentale
- Numéro RPPS : 10112159677
J'exerce dans le respect du code de déontologie des psychologues.
Mon approche
Comprendre, choisir, vérifier.
Voir ce qui se joue, et faire autrement.
Comprendre d'où vient une difficulté ne suffit pas toujours à l'arrêter. Le travail porte donc sur deux choses : ce qui la fait durer, et ce qui reste possible pour vous en attendant.
Temps 1 Comprendre ce qui entretient
Une difficulté tient rarement à une seule cause. Repousser ce qui angoisse soulage sur le moment, et rend la fois suivante plus difficile. Au bout de quelques séances, on met à plat ce qui entretient votre situation.
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Concrètement, les premières séances servent à reconstituer comment ça se passe dans votre vie de tous les jours : dans quelles situations ça coince, ce que vous faites à ce moment-là, ce qui se passe juste après, et ce que ça change pour la suite. En repérant ce qui revient, on arrive à une vue d'ensemble de ce qui entretient la situation, et à des endroits où on peut agir.
La lecture que je propose alors est une hypothèse de travail, pas un verdict. C'est vous qui la confirmez ou la corrigez, et elle se révise quand la suite lui donne tort.
Cette manière de faire porte un nom : l'approche par formulation de cas (Persons, 2008 ; Kuyken et al., 2009). Partir de votre situation au lieu de dérouler un protocole standard. Pour décrire ce qui se répète, je m'appuie souvent sur les schémas précoces (Young et al., 2003), ces façons de sentir et de réagir apprises tôt, dans les relations qui comptaient alors, et qui se déclenchent aujourd'hui dans des situations sans rapport.
- Kuyken, W., Padesky, C. A., & Dudley, R. (2009). Collaborative case conceptualization: Working effectively with clients in cognitive-behavioral therapy. Guilford Press.
- Persons, J. B. (2008). The case formulation approach to cognitive-behavior therapy. Guilford Press.
- Young, J. E., Klosko, J. S., & Weishaar, M. E. (2003). Schema therapy: A practitioner's guide. Guilford Press.
Temps 2 Choisir ce qui peut aider
« Anxiété » recouvre des choses très différentes. Éviter, ruminer, ne plus avoir d'élan, s'imposer d'être irréprochable : ça ne se travaille pas pareil. Le choix des outils en découle, et vous savez toujours pourquoi.
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Concrètement, ça peut être : réaffronter par petits paliers ce que vous avez cessé de faire, à un rythme que vous fixez ; remettre en route des activités abandonnées ; travailler la place que prennent certaines pensées, sans chercher à les faire taire, comme le propose la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT).
Et quand une partie de vous veut changer pendant qu'une autre freine, ce qui est la situation la plus courante qui soit, on prend le temps de regarder les deux. C'est ce que permet l'entretien motivationnel.
Choisir l'outil en fonction du mécanisme visé, quelle que soit l'école dont il vient, porte un nom dans la littérature : les thérapies orientées processus (Hofmann & Hayes, 2019 ; Hayes et al., 2020 ; Moskow et al., 2023).
- Hayes, S. C., Hofmann, S. G., & Ciarrochi, J. (2020). A process-based approach to psychological diagnosis and treatment: The conceptual and treatment utility of an extended evolutionary meta model. Clinical Psychology Review, 82, 101908. https://doi.org/10.1016/j.cpr.2020.101908
- Hofmann, S. G., & Hayes, S. C. (2019). The future of intervention science: Process-based therapy. Clinical Psychological Science, 7(1), 37-50. https://doi.org/10.1177/2167702618772296
- Moskow, D. M., Ong, C. W., Hayes, S. C., & Hofmann, S. G. (2023). Process-based therapy: A personalized approach to treatment. Journal of Experimental Psychopathology, 14(1). https://doi.org/10.1177/20438087231152848
Temps 3 Vérifier que ça produit quelque chose
Une explication peut être juste et ne rien changer à votre semaine. On regarde donc ce qui bouge concrètement : ce que vous arrivez à refaire, ce que vous continuez d'éviter. Quand ça n'avance pas, c'est le signe qu'il faut revoir l'hypothèse, et c'est à moi de le repérer. C'est prévu dans la façon de travailler, et c'est ce qui évite de s'entêter des mois.
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Ces repères, on les choisit ensemble au départ, et ils restent simples : deux ou trois choses concrètes de votre quotidien. Ils servent à voir si le travail produit quelque chose, plutôt qu'à noter votre progression.
Si au bout de plusieurs séances rien ne bouge, ça ne veut pas dire que vous vous y prenez mal. On change d'hypothèse au lieu d'insister (Delgadillo et al., 2018). Je vous le dis maintenant pour que ce soit plus facile à dire le moment venu.
- Delgadillo, J., de Jong, K., Lucock, M., Lutz, W., Rubel, J., Gilbody, S., Ali, S., Aguirre, E., Appleton, M., Nevin, J., O'Hayon, H., Patel, U., Sainty, A., Spencer, P., & McMillan, D. (2018). Feedback-informed treatment versus usual psychological treatment for depression and anxiety: A multisite, open-label, cluster randomised controlled trial. The Lancet Psychiatry, 5(7), 564-572.
Ce que vous reconnaissez dans ces descriptions, et ce qui vous laisse froid, sont des informations utiles. Dites-le au premier entretien. L'orientation du travail se décide à partir de là, et se réévalue en cours de route.
Choisir une psychothérapie
Ce que dit la recherche, et ce que j'en fais.
Le choix de la méthode compte moins qu'on ne le croit.
Vous venez de lire comment je travaille. Reste la question qui vient juste après : « et c'est la bonne méthode ? » La recherche la travaille depuis cinquante ans, et sa réponse surprend. Elle simplifie beaucoup la décision.
Psychanalyse, TCC, EMDR : aucune école ne se détache
Depuis les années 1970, des centaines d'études comparent les grandes formes de psychothérapie (psychanalyse, TCC, EMDR, thérapies humanistes) sur l'anxiété et la dépression de l'adulte, et aucune ne se détache nettement des autres : c'est ce qu'on appelle le verdict du Dodo, du nom d'un personnage d'Alice au pays des merveilles qui arbitre une course sans perdant (Rosenzweig, 1936 ; Luborsky et al., 1975).
Ce verdict connaît des exceptions (Öst et al., 2015) : dans plusieurs troubles anxieux, un travail d'exposition graduée occupe une place centrale, et je le propose quand c'est indiqué.
Ce qui fait la différence
Que les grandes écoles obtiennent des résultats proches ne veut pas dire que n'importe quelle méthode convient à n'importe qui : le nom de la méthode ne suffit pas pour choisir. Ce qui compte, c'est de vous sentir compris, de voir ce qu'on vous propose et pourquoi, et de sentir la capacité du thérapeute à construire ce travail avec vous.
Concrètement, c'est ce que décrivent les trois temps de ma pratique : comprendre ce qui vous bloque, choisir des outils qui agissent là-dessus, puis regarder ensemble si ça vous aide. Si ce n'est pas le cas, nous ajustons. Revoir mon approche →
Modalités, tarif et déroulé des séances
Cabinet (10e) ou visio, 90 € la séance.
Un cadre posé dès le départ.
Les consultations ont lieu au cabinet, 44 boulevard de Magenta (10e arrondissement), ou en visioconférence. Vous recevez un lien sécurisé avant chaque rendez-vous en visio. Prévoyez un endroit calme, une connexion stable et, si possible, un casque.
- Format
- Cabinet ou visioConsultation individuelle, adultes
- Durée
- 45 minutesPar séance
- Tarif
- 90 €Par séance
- Rythme
- Défini ensembleLe plus souvent chaque semaine
Les premières séances
Les premières séances servent à poser la situation. Vous exposez votre demande dans vos termes. Je pose des questions, et nous reprenons ensemble ce qui s'en dégage. Au terme de ces premières séances, je vous restitue ma lecture et je propose un cadre de travail. L'un comme l'autre se discutent. Vous décidez ensuite de poursuivre ou non, et ces premiers rendez-vous n'engagent à rien au-delà.
Règlement par virement bancaire. Je fournis une facture à chaque séance, utile si votre mutuelle rembourse une partie des consultations. Les modalités d'annulation et de report sont précisées lors du premier entretien.
Questions fréquentes
Les points qui reviennent avant un premier rendez-vous.
Ce qu'on me demande avant de commencer.
Est-ce que vous faites de la TCC ?
Je travaille principalement avec des outils issus des TCC contemporaines, notamment la thérapie d'acceptation et d'engagement, auxquels s'ajoutent l'entretien motivationnel et le travail en imagerie.
Je ne me présente pas comme praticien d'une école en particulier, parce que le choix se fait au cas par cas. La section approche détaille ce que ça donne concrètement.
Combien de temps dure un suivi ?
Ça dépend de la demande, et ça se réévalue en cours de route. Un travail circonscrit autour d'un objectif précis peut tenir en quelques mois ; d'autres situations demandent plus de temps. Je ne fixe pas de nombre de séances à l'avance et je ne vends pas de forfait.
Les séances sont-elles remboursées ?
Pas par l'Assurance maladie : les consultations de psychologue en libéral hors dispositifs conventionnés ne sont pas prises en charge.
De nombreuses mutuelles remboursent tout ou partie des séances, souvent sous forme d'un forfait annuel. Je fournis une facture à chaque séance, à transmettre à la vôtre. Le plus simple est de vérifier auprès d'elle avant de commencer.
Est-ce que la visio fonctionne aussi bien qu'en cabinet ?
Les travaux qui comparent psychothérapie à distance et en présentiel, pour l'anxiété et la dépression de l'adulte, ne mettent pas en évidence d'écart marqué sur les résultats (Giovanetti et al., 2022 ; Scott et al., 2022 ; Krzyzaniak et al., 2024). Ce sont des moyennes : elles ne disent rien de votre cas particulier.
Le confort, lui, varie beaucoup d'une personne à l'autre. Certaines personnes s'y sentent plus libres, d'autres mal à l'aise. Si c'est votre cas, on en parle, et on peut poursuivre au cabinet.
Que se passe-t-il entre les séances ?
Selon l'orientation du travail, je peux vous proposer d'observer certaines situations, de noter ce qui s'y joue, ou d'essayer quelque chose de précis. Ça reste des propositions : rien n'est imposé, et ne pas les avoir faites nous apprend souvent quelque chose. On en parle en séance.
Et si ça ne me convient pas ?
Vous pouvez interrompre à tout moment, sans avoir à vous justifier. Les premières séances servent aussi à ça : décider en connaissance de cause.
Si de mon côté j'estime qu'une autre prise en charge est plus indiquée, je vous le dis et je vous oriente.
Est-ce que je peux tout dire en séance ?
Ce que vous vivez, pensez ou ressentez peut être dit sans jugement, y compris ce qui vous fait honte. Si ça peut vous rassurer, les questions d'identité de genre, d'orientation, de configurations relationnelles, de discriminations, de précarité ou d'engagement me sont familières, et vous n'aurez pas à m'en expliquer les bases.
Ce qui se dit en séance est aussi couvert par le secret professionnel : rien n'est transmis à qui que ce soit sans votre accord, ni à votre entourage, ni à votre employeur. La loi prévoit de rares exceptions, en cas de danger grave pour vous ou pour autrui, ou de maltraitance envers une personne vulnérable ; dans la mesure du possible, on en parlerait alors ensemble avant toute démarche.
Et si quelque chose vous heurte pendant une séance, vous pouvez le dire : on en parlera ensemble.
Contact et prise de rendez-vous
Prendre un premier rendez-vous.
Écrivez-moi un court message : ce qui vous amène, et vos disponibilités. Je réponds sous quelques jours ouvrés. Vous pouvez aussi me laisser un message téléphonique.
Vous voyez les créneaux disponibles et vous choisissez directement. La confirmation est immédiate, sans échange de messages.
Écrivez comme ça vient, il n'y a pas de format attendu. Le bouton ouvre votre messagerie. Pas de formulaire, pas de collecte de données sur ce site.
- Téléphone
- 06 51 90 98 99
- Cabinet
- 44 boulevard de Magenta
75010 ParisVoir sur Google Maps · Plan d'accès
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Pour aller plus loin
Trois sujets qui reviennent souvent, traités à part.
Trois pages pour creuser.
- Le verdict du Dodo, et comment choisir une approche Cinquante ans d'études comparent psychanalyse, TCC et EMDR. Les grandes écoles se distinguent peu en moyenne. Pour choisir, mieux vaut regarder si vous vous sentez compris, si le travail proposé a du sens pour vous et s'il s'ajuste à ce qui vous aide réellement.
- Psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste Quatre mots, quatre réalités. Deux titres protégés par la loi, un seul professionnel qui prescrit, un terme non réglementé. De quoi savoir à qui vous vous adressez avant de prendre rendez-vous.
- La psychothérapie en visio Trois méta-analyses récentes comparent le suivi à distance et le suivi en cabinet. Sur l'anxiété et la dépression, elles ne mettent pas en évidence d'écart marqué. Ce qui varie, c'est le confort.